#14 – J’arrête les rasoirs jetables!

Photo #14 - Graphisme

Des économies pour la planète

Chaque année, la société Bic vend 2,6 milliards de rasoirs jetables dans le monde. Depuis le début de ses activités en 1975, elle en a écoulé plus de 60 milliards. Un business qui lui a rapporté 115 milliards d’euros en 2017 (+4,8%). Désormais rien qu’aux Etats-Unis, 2 millions de rasoirs non-recyclables sont jetés chaque jour.

Il existe cependant des solutions plus durable, comme les rasoirs de sûreté. Il s’agit d’un rasoir qui, s’il est bien entretenu, peut être conservé à vie.

Des économies pour le porte-monnaie

En considérant qu’un rasoir jetable est utilisé 7 fois avant d’être jeté (1 rasoir par semaine), avec un prix unitaire de 40 centimes le budget annuel s’élève à 20,80€ par an. Il peut très vite augmenté si l’on monte en gamme (jusqu’à 1,80€/unité).

On trouve de très bons rasoirs de sûreté en inox à partir de 15€, un modèle qu’on préférera pour les femmes ou pour les hommes qui se rasent peu. Pour le rasage régulier, préféré le modèle MÜHLE d’une quarantaine d’euros. Le site Sin Plastico propose plusieurs modèles, il donne également les conseils pour l’utilisation.

QSHAVE & MÜHLE – Rasoirs de sûreté Papillon – 16€ et 43 €

En complément, un paquet de 10 lames est vendu 1,30€, notez que bien nettoyées et séchées, elles durent beaucoup plus longtemps que les lames des jetables.

Les Petits Calculs (Savants)
Infographie #14-H (2)Calculs basés sur une consommation annuelle de 52 rasoirs jetables au prix unitaire de 0,40€.

Pour les femmes, en ce basant sur une consommation annuelle de 17 rasoirs (1 toute les 3 semaines), et sur un prix d’achat de 17€ pour le rasoir de sûreté, l’économie réalisée au bout de 20 ans est de 109€ (soit 340 rasoirs).

#13 – Je laisse passer les soldes !

Photo #13 - Graphisme (1)

Des économies pour la planète

L’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde, elle émet près de 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre. Chaque année, c’est plus de 100 milliards de vêtements qui sont vendus dans le monde, une production qui a doublée entre 2000 et 2014.

C’est aussi un gâchis taille XXL : 460 milliards de dollars de vêtements sont perdus chaque année, jetés dans les débarras. La firme H&M détenait début 2018 un stock de 4 milliards de dollars d’invendus, elle brûlerait 12 tonnes de vêtements pas an.

En 2015, la fibre la plus produite était le polyester : près de 40 millions de tonnes. Issue du pétrole, cette fibre synthétique contribue à la plastification des océans, les microfibres de plastiques relâchées lors du lavage correspondraient au rejet de 50 milliards de bouteilles en plastique dans les océans chaque année.

Des économies pour le porte-monnaie

La fast fashion produit à l’infini des vêtements conçus pour être portés quelques fois (7 fois en moyenne). La seule firme ZARA traitent 949 millions de pièces par an, elle réalise un chiffre d’affaires de 16,72 milliards d’euros en 2013 (et 2,38 milliards de bénéfices).

En 2014, le budget shopping moyen des français était de 63€ par mois soit 756€ par an. Pourtant, nous disposons déjà bien souvent d’un stock de vêtements suffisant pour plusieurs années. La papesse du zéro déchet, Béa Johnson, a fait le choix d’une garde robe minimaliste et mobile : l’ensemble tient dans une petite valise. Elle conseille de bien sélectionner les pièces et les matières qui constituent notre garde-robe (opter pour des pièces intemporelles).

Avant toute chose, faites l’inventaire, revendez ou donnez ce que vous ne portez pas.  Cela pourra vous permettre de vous constituer une cagnotte pour les prochains achats. Privilégiez toujours l’achat d’occasion et les fibres naturelles (si possible labellisées). Fixez-vous ensuite un budget annuel pour les pièces neuves en privilégiant si possible la qualité à la quantité, certains vêtements sont garantis à vie (voir le site de Buy Me Once).

Les Petits Calculs (Savants) 

Infographie #13 (2)

Pour aller plus loin :
ADEME – La mode sans dessus-dessous 

#11 – Je passe à la cup

(COPY) Photo #7- Graphisme

Des économies pour la planète

Une femme utilise en moyenne 290 protections hygiéniques par an, soit entre 10 000 et 15 000 au cours d’une vie. Selon Planétoscope, 1 447 serviettes hygiéniques sont utilisées chaque seconde dans le monde, soit 45 milliards chaque année.

En France, les déchets issus des produits de protection hygiénique absorbants (couches-culottes, protections périodiques féminines et protections pour incontinence) représentent 351 000 tonnes de déchets par an pour un coût de traitement approximatif de 21 millions d’euros. Chaque tonne de déchets correspond à l’émission de 400 kg de CO2.

Les applicateurs de tampon, jetés dans les toilettes, figurent dans le top 10 des déchets collectés sur les plages.

Les protections hygiéniques contiennent de nombreux produits toxiques (pesticides, insecticides…) et sont constituées d’un mélange de polypropylène, polyester et polyéthylène. 60 millions de consommateurs dresse la liste des matières premières utilisées pour fabriquer tampons et protections hygiéniques.

Des économies pour le porte-monnaie

Les cup’ en silicones ont une durée de vie de 5 à 10 ans minimum. Si l’on compare au budget tampon sur une période de 10 ans, c’est un achat qui permet d’économiser jusqu’à 510 € et 2 900 produits menstruels !

On peut également opter pour les serviettes hygiéniques lavables, celles de la marque Dans ma Culotte en propose en coton bio.

Les Petits Calculs (Savants) Infographie #11Calculs basés sur une consommation annuelle de 290 produits hygiéniques.
Prix d’une boîte de 22 tampons : 4€.
Prix d’un pack de 14 serviettes hygiéniques : 2,60€.

Où se la procurer ?
Dans Ma Culotte : cup made in France et serviette hygiéniques lavables
Mooncup
Meluna

Coupe menstruelle LAMAZUNA – 19€


Coupe menstruelle MOONCUP – 28€

A noter :
Il est important de rappeler que la cup’ ne protège pas du risque de choc toxique, les préconisations imposent de bien se laver les mains avant chaque manipulation et de la nettoyer toutes les 8 heures AU MAXIMUM. Elle doit être stérilisée à l’eau bouillante en fin de cycle.

#8 – Je passe aux produits ménagers naturels !

Photo-#8-Graphisme

Des économies pour la planète

Selon l’ADEME, l’air de nos intérieurs est 5 à 7 fois plus pollué que l’air extérieur, plus de 900 substances chimiques y sont présentes. Les conséquences sur la santé peuvent être graves : asthme, allergies, cancers…

Au delà de l’impact lié aux rejets de ces produits toxiques dans l’environnement, adopter des produits dit « naturels » est une véritable économie pour les ressources de la planète. Blocs WC, lingettes, bombes en spray, vaporisateurs… Ce sont des dizaines d’emballages plastiques économisées chaque année et donc moins de pollution liée à la consommation de pétrole pour fabriquer ces plastiques, les recycler (transport, séparation, broyage, lavage, régénération, moulage…) les incinérer ou les enfouir.

Des économies pour le porte-monnaie

Du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude et du savon noir, voici les quelques produits qui composeront désormais votre nouvelle droguerie.

Les huiles essentielles utilisées pour parfumer (et non pour assainir)peuvent être nocives tout comme l’encens et les bougies, utilisez-les avec modération et apprenez à lire leurs étiquettes. Certains magasins très « nature » vendent des mélanges bio appelés « Synergies » qui sont cancérogènes et dangereux pour l’environnement.

amoire-securite

Soyez également vigilant avec le marketing, la communication et le packaging peuvent parfois être trompeurs, comme le souligne l’ADEME : les purificateurs d’air, plantes dépolluantes, produits portant une étiquette « 100% naturel » ou les sprays assainissant vendus en pharmacie ne peuvent assainir votre intérieur, ils peuvent même être  parfois dangereux.

La solution : ouvrir les fenêtres au minimum 10 minutes tous les jours, de préférence tôt le matin ou tard le soir. Pour chasser les mauvaises odeurs des toilettes vous pouvez aussi craquer une allumette : le soufre a la propriété de détruire les odeurs.

 

Les Petits Calculs (Savants)

Le mode de calcul peut extrêmement varier en fonction des produits que vous utilisez et de leur fréquence d’utilisation.  Le calcul détaillé de l’infographie est présenté plus bas.

Infographie #8Calculs réalisés avec l’aide de Famille zéro déchet, Ze guide et basés sur une consommation annuelle de :
AVANT
– Nettoyant sols (10 litres) :  10 X 2 € = 20 €
– Nettoyant vitres (1,5 litre) : 3 X 2 € = 6 €
– Nettoyant vitrocéramique : 1 X 4 € = 4 €
– Nettoyant four  : 1 X 3 € = 3 €
– Nettoyant salle de bain/cuisine (4,5 litres) : 6 X 3 € = 18 €
– Gel W.C. (4,5 litres) : 6 X 1,5 € = 9 €
– Cage en plastique bloc WC : 6 X 1,5 € = 9 €
– Désodorisant (2 bombes spray) : 2 X 3 € = 6 €
– Diffuseur de parfum automatique : 1 X 11 € = 11 €
– Paquets de lingettes (100 lingettes) : 3 X 2 € = 6 €
– Déboucheurs canalisation (2 litres) : 2 X 3 € = 6 €
– Eau de javel (2 litres) : 2 X 1 € = 2 €


APRÈS 
Nettoyant sols : vinaigre d’alcool + huiles essentielles (option) ou savon noir liquide (1 litre)
Nettoyant vitres : vinaigre d’alcool
Nettoyant vitrocéramique : bicarbonate de soude
Nettoyant four : bicarbonate de soude
Nettoyant salle de bain/cuisine : vinaigre d’alcool + eau + huiles essentielles (option)
Nettoyant W.C. : vinaigre d’alcool + bicarbonate de soude
Désodorisants : allumettes ou bicarbonate de soude ou huiles essentielles (option)
Déboucheurs canalisation : vinaigre d’alcool + bicarbonate de soude

Votre nouvelle droguerie  :
Vinaigre d’alcool (10 litres) : 10 X 0,40 € = 4€
Bicarbonate de soude (3 kilos) : 3 X 8 € = 24 €
Savon noir (1 litre) : 1 X 4 € = 4 €
Allumettes : 1 paquet : 0,50 €
En option :
Flacon d’huiles essentielles (2 flacons) : 2 X 5 € = 10 €

Conseils de recettes :
Famille Zéro Déchets
Le Grand Ménage – Recettes écologiques

Pour aller plus loin :
60 millions de consommateurs mars 2017 l ADEME l Terra eco l Que choisir l Anses l Association Santé Environnement France – Si on faisait le ménage dans nos produits toxiques ?

#7 – J’arrête les compotes en gourdes jetables !

Photo-#7-Graphisme (1).jpg

Des économies pour la planète

Plus de 100 000 tonnes de compotes en gourdes jetables sont vendues en France chaque année.

Pour 100 grammes de produits (allégés en sucres), ces gourdes contiennent 84 grammes d’eau, 14 grammes de sucres ajoutés et 1,4 gramme de fibre alimentaire. A cela rajoutez des pesticides et des fongicides (pour les non-labellisées bio), de l’amidon, des acides ascorbiques (appelés aussi vitamines C), des cendres (?), du chlorure et… un emballage non recyclable !

Une affaire très lucrative qui se développe désormais Outre-Atlantique et, en dépit du fait que l’environnement soit « une évidence » pour le fabricant, celui-ci précise que si son emballage n’est pas recyclable, il fait toutefois l’objet d’un programme de collecte avec l’entreprise TerraCycle. Sachez-le, comme d’ailleurs la plupart de ces programmes, (et jusqu’à preuve du contraire), il n’existe pas de solution de recyclage.

Des économies pour le porte-monnaie

Les compotes en gourdes sont 3 à 5 fois plus chères que les compotes en bocaux. Une gourde vous coûtera en moyenne 0,50€, 0,75€ pour une compote bio. Sur une année, c’est jusqu’à 270€ par enfant.

Fabriquer sa compote de pommes maison vous coûtera environ 115€* par an. Si la gourde est devenue incontournable, il existe des gourdes rechargeables.

Si vous êtes un parent trop débordé pour vous lancer dans la fabrication des compotes quotidiennes, pourquoi pas les remplacer par un fruit de saison riche en fibres et en vitamines naturelles huuuum …

Les Petits Calculs (Savants)

Infographie #7
Calculs basés sur une consommation de 1 compote par jour
Prix moyen unitaire compote en gourde : 0,50€ les 90g
Prix moyen unitaire compote en gourde bio : 0,75€ les 90g
*33 kg de pommes à 3,5€/kg soit 115€

SQUIZ – Lot de 7 Gourdes Rechargeables et Réutilisables 130ml  – 30€

Le Parfait – Confiturier 8€