#16 – Je diminue de moitié mon gaspillage alimentaire!

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Des économies pour la planète

Chaque année, nous jetons 10 millions de tonnes de produits alimentaires rien qu’en France. C’est 1,8 milliard de tonnes dans le monde, soit 1/3 des aliments que nous produisons.

Derrière ces chiffres astronomiques se cache un autre gâchis : celui de l’épuisement de nos ressources naturelles (eau…). L’impact du gaspillage alimentaire sur l’environnement est énorme, en France, son empreinte carbone serait de 15,5 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an, soit 3% des émissions nationales de gaz à effet de serre.

Des économies pour le porte-monnaie

On estime les conséquences économiques directes du gaspillage alimentaire à 750 milliards de dollars par an dans le monde, soit l’équivalent du tiers de notre PIB national.

En France, le coût du gaspillage représenterait 16 milliards d’euros par an. Selon l’ADEME, les pertes et gaspillages au stade de la consommation représentent environ 108€ par an et par personne et s’élèvent à 240 € par an et par personne si l’on considère l’ensemble des pertes et gaspillages générés tout au long de la chaîne.

Voir la vidéo de l’ADEME – Impacts et actions de réduction du gaspillage alimentaire d’un ménage. Ce ménage gaspille 465€ de nourriture par an, la mise en place de gestes simples a permis de réduire ce gaspillage de 52%.

Les Petits Calculs (Savants)
Infographie #16
Chiffres ADEME

Les conseils :

Selon la méthode de France Nature Environnement :

  • 1ère phase : la mobilisation. L’adhésion et l’implication des acteurs concernés est un ingrédient indispensable à la réussite d’une démarche de réduction du gaspillage alimentaire.
  • 2ème phase : l’observation. Observer finement ses pratiques et peser le gaspillage à chaque étape permet dans un premier temps de mieux comprendre les sources de gaspillages et leur ampleur.
  • 3ème phase : les solutions. Les principaux postes et raisons étant identifiés dans la phase d’observation, les acteurs imaginent et mettent en place des solutions adaptées à leur façon de gaspiller.
  • 4ème phase : calculer et recommencer. Nouvelles pesées, nouvelles mesures… les solutions mises en place permettent d’évaluer ses progrès. Le tout est de ne pas s’arrêter là mais de suivre et d’adapter sa démarche au fil du temps.

Pour aller plus loin :
Les publications de France Nature Environnement sur le gaspillage alimentaire 
ADEME – Pertes et Gaspillages alimentaires : l’état des lieux et leur gestion par étapes de la chaîne alimentaire – Mai 2016
France Nature Environnement – Gaspillage alimentaire : définition, enjeux et chiffres

 

#15 – Je dégivre le réfrigérateur régulièrement!

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Des économies pour la planète

La France est l’un des pays d’Europe qui émet le moins de CO2 pour produire son électricité, notamment grâce aux 58 centrales nucléaires qui produisent 17% de l’électricité mondiale.

Cependant, et au delà du risque nucléaire que dénonce Greenpeace France, l’énergie nucléaire n’est sans impact environnemental : chaque année, 1 150 tonnes de déchets nucléaires, des matières radioactives inutilisables, doivent être traiter.

Pour encourager le développement des énergies renouvelables en France, vous pouvez souscrire à une offre d’électricité verte. Elles sont souvent issue de l’hydraulique à 95% et de la biomasse, du solaire et de l’éolien à 5%.

Pour souscrire chez PLANÈTE OUI (code parrainage : Z447091) ou ENERCOOP.

Des économies pour le porte-monnaie

Les équipements de froid représentent jusqu’à 30% de la consommation d’électricité de notre foyer (hors chauffage et production d’eau chaude), c’est le plus gros poste de dépense. Selon Familles à énergie positive, un réfrigérateur de classe A++ consomme 45% d’énergie de moins qu’un appareil de classe A, soit une économie d’environ 25€/an (ou de 375€ sur la durée de vie de l’appareil).

Un bon entretien et une bonne utilisation des appareils peuvent vous permettre de réaliser plus de 50% d’économie d’énergie sur ce poste en adoptant des gestes simples.

Les gestes a adopter :

  • Optez pour un appareil A+++ ou A++ (45% d’énergie en moins qu’un appareil A).
  • Bien dimensionner son appareil : 1 personne 100 à 150 litres , 2/3 personnes 150 à 250 litres ; 3/4 personnes 250 à 350 litres ; plus de 4 personnes 350 à 500 litres.
  • Un réfrigérateur américain produit des glaçons, mais il consomme 2 à 3 fois plus qu’un réfrigérateur normal.
  • Placez, si possible, l’appareil loin d’une source de chaleur (four, cuisinière, fenêtre…), installé dans une pièce à 23°C, le réfrigérateur consomme 38% de plus que dans une pièce à 18°C.
  • Limitez-vous à un seul réfrigérateur par foyer.
  • Vérifier régulièrement la température : +5°C pour le réfrigérateur et -18°C pour le congélateur.
  • Veillez à ce qu’il soit toujours suffisamment rempli (le vide génère une surconsommation d’énergie).
  • Dégivrez tous les 3 mois minimum pour une économie entre 30% (3 mm de givre) et 50% (1 cm de givre).
  • Nettoyez la grille arrière au moins une fois par an, laissez 5 à 10 cm d’espace derrière et au dessus de l’appareil. Une surchauffe pour amener à doubler la consommation de l’appareil.
  • Vérifiez l’étanchéité des joints.
  • Ne jamais laisser la porte ouverte trop longtemps…

Les Petits Calculs (Savants)
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Calculs basés sur une consommation annuelle de 400 kWh, tarif de base EDF de 2018 (0,1483€/kWh).

Pour aller plus loin :
ADEME – Réduire sa facture d’électricité
Familles à énergie positive 

#14 – J’arrête les rasoirs jetables!

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Des économies pour la planète

Chaque année, la société Bic vend 2,6 milliards de rasoirs jetables dans le monde. Depuis le début de ses activités en 1975, elle en a écoulé plus de 60 milliards. Un business qui lui a rapporté 115 milliards d’euros en 2017 (+4,8%). Désormais rien qu’aux Etats-Unis, 2 millions de rasoirs non-recyclables sont jetés chaque jour.

Il existe cependant des solutions plus durable, comme les rasoirs de sûreté. Il s’agit d’un rasoir qui, s’il est bien entretenu, peut être conservé à vie.

Des économies pour le porte-monnaie

En considérant qu’un rasoir jetable est utilisé 7 fois avant d’être jeté (1 rasoir par semaine), avec un prix unitaire de 40 centimes le budget annuel s’élève à 20,80€ par an. Il peut très vite augmenté si l’on monte en gamme (jusqu’à 1,80€/unité).

On trouve de très bons rasoirs de sûreté en inox à partir de 15€, un modèle qu’on préférera pour les femmes ou pour les hommes qui se rasent peu. Pour le rasage régulier, préféré le modèle MÜHLE d’une quarantaine d’euros. Le site Sin Plastico propose plusieurs modèles, il donne également les conseils pour l’utilisation.

QSHAVE & MÜHLE – Rasoirs de sûreté Papillon – 16€ et 43 €

En complément, un paquet de 10 lames est vendu 1,30€, notez que bien nettoyées et séchées, elles durent beaucoup plus longtemps que les lames des jetables.

Les Petits Calculs (Savants)
Infographie #14-H (2)Calculs basés sur une consommation annuelle de 52 rasoirs jetables au prix unitaire de 0,40€.

Pour les femmes, en ce basant sur une consommation annuelle de 17 rasoirs (1 toute les 3 semaines), et sur un prix d’achat de 17€ pour le rasoir de sûreté, l’économie réalisée au bout de 20 ans est de 109€ (soit 340 rasoirs).

#13 – Je laisse passer les soldes !

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Des économies pour la planète

L’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde, elle émet près de 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre. Chaque année, c’est plus de 100 milliards de vêtements qui sont vendus dans le monde, une production qui a doublée entre 2000 et 2014.

C’est aussi un gâchis taille XXL : 460 milliards de dollars de vêtements sont perdus chaque année, jetés dans les débarras. La firme H&M détenait début 2018 un stock de 4 milliards de dollars d’invendus, elle brûlerait 12 tonnes de vêtements pas an.

En 2015, la fibre la plus produite était le polyester : près de 40 millions de tonnes. Issue du pétrole, cette fibre synthétique contribue à la plastification des océans, les microfibres de plastiques relâchées lors du lavage correspondraient au rejet de 50 milliards de bouteilles en plastique dans les océans chaque année.

Des économies pour le porte-monnaie

La fast fashion produit à l’infini des vêtements conçus pour être portés quelques fois (7 fois en moyenne). La seule firme ZARA traitent 949 millions de pièces par an, elle réalise un chiffre d’affaires de 16,72 milliards d’euros en 2013 (et 2,38 milliards de bénéfices).

En 2014, le budget shopping moyen des français était de 63€ par mois soit 756€ par an. Pourtant, nous disposons déjà bien souvent d’un stock de vêtements suffisant pour plusieurs années. La papesse du zéro déchet, Béa Johnson, a fait le choix d’une garde robe minimaliste et mobile : l’ensemble tient dans une petite valise. Elle conseille de bien sélectionner les pièces et les matières qui constituent notre garde-robe (opter pour des pièces intemporelles).

Avant toute chose, faites l’inventaire, revendez ou donnez ce que vous ne portez pas.  Cela pourra vous permettre de vous constituer une cagnotte pour les prochains achats. Privilégiez toujours l’achat d’occasion et les fibres naturelles (si possible labellisées). Fixez-vous ensuite un budget annuel pour les pièces neuves en privilégiant si possible la qualité à la quantité, certains vêtements sont garantis à vie (voir le site de Buy Me Once).

Les Petits Calculs (Savants) 

Infographie #13 (2)

Pour aller plus loin :
ADEME – La mode sans dessus-dessous 

#12 – Citadin, je passe aux transports en commun !

Des économies pour la planète

En France, le secteur des transports est le plus émetteur de CO2, il correspond à 29 % des émissions de gaz à effet de serre, dont prêt de 50 % est lié aux voitures. La pollution atmosphérique causerait entre 17 000 et 42 000 décès prématurés par an. Les dommages sanitaires de la seule pollution aux particules fines auraient un coût annuel de 20 à 30 milliards d’euros.

Avec 264 millions de véhicules, le parc automobile des États-Unis est le plus important au monde devant la Chine et le Japon (163 et 77 millions d’unités). La France occupe la huitième place avec près de 39 millions de véhicules !

La voiture est utilisée dans seulement 15% des déplacements quotidiens à Paris, un pourcentage qui augmente fortement dans les grandes agglomérations (50 à 70%) et dans les petites et moyennes villes (75 à 85%). Le taux de motorisation dans les villes de plus de 100 000 habitants était de 81 % en 2015, un pourcentage qui progresse depuis 2007 dans l’agglomération marseillaise (85 %) et lyonnaise (79 %) ; il diminue en agglomération parisienne (60 %) et lilloise (76 %).

  • Le taux d’occupation moyen d’un véhicule est de 1,2 passager.
  • Un bus peut transporter en passagers l’équivalent de 40 à 50 voitures.
  • Pour un même trajet, on consomme en bus 40% d’énergie en moins et on émet 35% de CO2 en moins qu’en voiture.
  • Une rame de tramway transporte à peu près l’équivalent en passagers de 170 voitures.
  • Un passager du métro consomme environ 14 fois moins d’énergie qu’en utilisant sa voiture.

Des économies pour le porte-monnaie

La voiture coûte très cher, à l’achat et au prix du carburant, il faut ajouter les coûts
d’assurance, de carte grise, d’entretien, de contrôle technique, de péages, de stationnement, de dépréciation du véhicule…

Selon les chiffres de l’ADEME, on peut estimer le coût annuel moyen d’une voiture de type citadine essence à 6 150 €, d’une compacte ou d’un petit monospace Diesel à 7 950 €, d’un 4X4 Diesel à 15 750 €.

En France, le prix de l’abonnement mensuel du transport urbain est d’environ 29,08€ (75,20€ à Paris ; 58€ à Lille). L’abonnement vélos partagés oscille, quand à lui, entre 20 et 40€ par an.

Les Petits Calculs (Savants)

Infographie #12

Coût de la voiture en zone urbaine sur la base de 15 000 km parcourus par an ; source : Jato 2010, dans Consommations conventionnelles de carburant et émissions de gaz carbonique des véhicules particuliers vendus en France, ADEME 2011.

Pour aller plus loin :
ADEME – Optimiser ses déplacements 
CCFA – L’industrie automobile française – Analyse et statistiques 2017
Pour vivre mieux, déplaçons nous autrement.